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“Anabell Guerrero a approché ces femmes pendant deux ans lors de divers séjours, en marge de toute vision ethnologique, afin de retranscrire leur humanité intense et determinée. Libérées du moindre arrière-plan dans leurs amples robes bigarrées, elles semblent être les totems universels de la résistance sereine” Patrice
Giunta “La fragmentation de l'image pour laquelle la photographe a opté conceptuellement et stylistiquement, en allongeant la silhouette, ne fait que renforcer ce qui se dégage de cette présence solide et inamovible. La répétition choisie de certains plans (détails) empilés les uns sur les autres, allonge le corps de façon démesurée, donnant à ces portraits, sortes d'icônes ou de totems féminins, une identité démultipliée, métaphore de ce matriarcat forçé où transparaît néanmoins une force vitale indestructible.” Christine
Frérot “Il y a des représentations qui limitent le réel à cela qui est donné à voir. Tout est alors dans la photographie, où nous n’avons plus qu’à regarder. Les images d’Anabell Guerrero, qui si souvent décomposent le réel, le recomposent aussitôt dans son halo, dans ses profondeurs, ses alentours ou son ailleurs. Il n’y suffit plus de regarder strictement, il y faut devenir voyant, partager avec l’artiste la genèse de ces totalités qui se prolongent tout autour du visible”. Edouard
Glissant “Si l’éthique de la peinture consiste à rendre visible l’invisible, celle de la photographie (c’est en tout cas ce que nous apprend le travail d’Anabell) consiste à ramener à la presence ce qui disparait; ce qui s’est absenté, ce qu’on a exclu, ce qui s’est égaré”. Christian
Salmon |
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